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Les chercheurs, universitaires, étudiants se sont à nouveau mobilisés à Toulouse contre les lois visant à détruire le système de recherche français. Il m'est impossible d'en rappeler ici le détail et les néfastes conséquences, mais je vous invite à lire cette analyse de l'association Sauver La Recherche paru dans le Monde: « Des réformes en trompe l'œil ». Vous comprendrez pourquoi l'expression « responsabilité et autonomie des universités » tient du pur marketing politique dans ce qu'il a de plus cynique. En ce qui concerne la recherche, je rappelle que des institutions que les chercheurs du monde entier nous envient, comme le CNRS, sont en train d'être dissoutes en de multiples structures plus à même de se trouver à la botte du Prince, que le pouvoir assoie de plus en plus sa mainmise sur la recherche, que les statuts des personnels font l'objet d'attaques permanentes visant à ériger en système la précarité, la vassalisation et la pénurie de moyens. Alors que la recherche académique en France était efficace, libre, créative et je dirais aussi joyeuse, cette politique de contre-réformes tend à la soumettre à terme aux intérêts des investisseurs: valorisation, innovation et rendement (des valeurs qui en soit ont leur légitimité) sont les leitmotivs des liquidateurs de la recherche académique. Ces derniers montrent leur crasse incompétence (les grandes découvertes ont rarement émergé de sentiers balisés et de programme autoritaires alors que la recherche fondamentale libérée a souvent conduit à de grandes avancées), leur cynisme ( ils l'accusent d'inefficacité, pourtant la recherche française serait classée au 6ème rang mondial alors que le niveau de financement public la placerait au 18ème rang), et la vacuité de leur fond idéologique (qui cherche à cacher que l'Homme ne cherche pas la connaissance depuis son apparition dans le seul but de faire du profit). Enfin, le dessein de l'ensemble ressemble à une offensive de classe: l'appropriation progressive par les privilégiés et le capital du produit du travail collectif de recherche et de formation de milliers de travailleurs depuis les années 60. A Paris, la manifestation (4000 personnes) a conduit à l'occupation pacifique de l'Agence Nationale de la Recherche formée par le gouvernement Raffarin, et son évacuation en douceur par les forces de police (les infos sont ici ou là) ! A Toulouse, la manifestation a réuni quelque 1500 personnes, des allées Jean Jaurès à la préfecture, en présence de nombre d'étudiants d'IUT mécontents.
Lire la suite…Le gouvernement continue à massacrer les fondations collectives de notre société, et en particulier tout le système de l'éducation et de la connaissance. Je ne sais si les motivations de la droite sont idéologiques ou simplement vénales, tant la perméabilité du régime sarkozyste envers les pouvoirs financiers semble élevée; et ses contre-réformes, conçues pour élargir le champ des possibilités de profit pour ces derniers.
Au sujet du massacre de la recherche, orchestré selon le triptyque précarité-concurrence-vassalisation, je vous invite à lire les textes de Sauvons la recherche.
Au sujet de la réforme de la formation des enseignants, l'appel du 8 novembre "L'éducation nationale en danger : pour une vraie formation des enseignants » est en ligne.
Ajoutons les craintes que suscitent la réforme des écoles en EPEP, les suppressions de postes à tous les étages, l'appel d'offre du ministère sur la surveillance de l'opinion et les universités, et tout ce qui m'est sorti de la tête à cet instant.
La manifestation du 20 novembre à Toulouse a réuni 10 000 manifestants selon les organisateurs. Elle sera suivie par une manifestation intersyndicale le jeudi 27 novembre, qui réunira étudiants, chercheurs, universitaires et citoyens contre la loi sur les universités et la destruction du système de recherche, qui sont contestés de toutes parts dans leurs dimensions scientifiques, pédagogiques, démocratiques et budgétaires.
Manifester, c'est afficher son désaccord, c'est parfois réussir à poser la première esquisse d'un rapport de force, mais c'est aussi se retrouver avec les militants des autres organisations syndicales, politiques ou associatives.
Pour nous, c'est aussi l'occasion de faire connaitre le Parti de Gauche. Les quelques tracts que j'ai distribués le 20 m'ont valu un
accueil fraternel et interessé des manifestants.
La manif commence à 11h00 métro Jean Jaurès.
A vos commentaires si vous souhaitez que l'on s'y retrouve, pour mettre au point le rendez-vous PG.
Je suis heureux de publier aujourd'hui la première contribution d'un militant du PG, Rémi, qui a écrit ce texte et que je remercie chaleureusement. N'hésitez pas à le commenter, et à suivre son exemple et soumettre vos contributions. Garb
Pas d’adversaires à gauche, toute la droite comme adversaire.
Depuis sa création, le Parti de Gauche a chaque jour été accusé de vouloir concurrencer Besancenot et plomber le PS.
Pourquoi nous accuser de cela ? Quel avantage tirerions nous de la chute du PS ou du NPA ?
Aucun, si ce n’est gagner quelques voix lors des prochaines élections. Mais pour changer le cours de l’Histoire, pour remettre nos idéaux au centre des politiques publiques, il nous faudra recueillir plus de 50% des suffrages.
Lors de l’élection présidentielle qui a vu la victoire de la droite conservatrice, l’ensemble des voix de la gauche au premier tour n’atteignait même pas les 40%. Plus de 60% des français ont donc voté pour un candidat de droite.
C’est là qu’il faut aller chercher les suffrages : à droite !
Voler quelques milliers de voix au PS n’aurait aucun intérêt si la droite recueillait toujours plus de 60% des suffrages.
Il faut reconquérir les électeurs de droite, il faut les faire voter à gauche.
Certains disent que nous les récupérerons en reprenant les thèmes de la droite : insécurité, assistanat, flexibilité, Nation.
D’autres affirment qu’il faut s’allier avec le centre-droit pour additionner nos « patrimoines électoraux » et l’emporter mathématiquement. L’alliance du PS avec le MoDem est de plus en plus probable pour les années à venir.
Enfin, nous, le Parti de Gauche, ainsi que la totalité des mouvements de gauche, disons que nous gagnerons la confiance des classes populaires en proposant un autre modèle de société, en nous imposant une ligne de conduite et un discours clairement à gauche.
Pour gagner, pour révolutionner le Monde, nous devrons avoir la confiance des classes populaires.
Pour cela, il nous faudra être exemplaires et proposer un modèle de société mettant l’humain au centre de tout et l’économie au service de l’humain.
C’est l’objectif que se fixe le Parti de Gauche : proposer à gauche, rassembler exclusivement à gauche, parler à gauche, être à gauche, gagner à gauche.
Pour contribuer à son expansion et dans l’optique première des élections européennes, je rejoins avec enthousiasme et excitation le Parti de Gauche qui sera, j’en suis sûr, une force sur laquelle il faudra compter à gauche dans les années à venir !
Rémi Vincent.
Militant du PG.